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Le cyclisme professionnel coûte de plus en plus cher. Les plus grandes équipes investissent des millions d’euros dans des coureurs capables de gagner le Tour de France, le Giro d’Italia, la Vuelta et les plus prestigieuses courses d’un jour.
Mais combien gagnent vraiment les meilleurs cyclistes du monde ?
En 2026, Tadej Pogačar reste le coureur le mieux payé du cyclisme sur route professionnel masculin. Son salaire annuel de base serait d’environ 8 à 8,4 millions d’euros. Derrière lui, Remco Evenepoel, Jonas Vingegaard, Mathieu van der Poel et Wout van Aert font partie des plus gros salaires du peloton.
Le salaire ne dit pourtant qu’une partie de l’histoire. Les primes de résultats, les contrats de sponsoring personnels, les partenariats commerciaux et d’autres revenus peuvent nettement augmenter ce que gagne un cycliste professionnel.
Dans ce guide, nous passons en revue les salaires estimés des cyclistes les mieux payés en 2026, les équipes qui versent les plus gros salaires, le fonctionnement des contrats dans le cyclisme professionnel et ce que gagne un coureur WorldTour ordinaire par rapport aux grandes vedettes.
Important : les équipes cyclistes publient rarement le salaire de leurs coureurs. Les chiffres de cet article sont des estimations tirées d’articles de presse et de sources spécialisées du milieu du cyclisme. Il ne faut pas les lire comme des montants de fiches de paie vérifiés de façon indépendante. Sauf mention contraire, le classement porte sur le cyclisme sur route professionnel masculin et sur les salaires annuels de base estimés, hors primes et hors revenus de sponsoring personnel.
Les 10 cyclistes les mieux payés en 2026
Ce classement rassemble les estimations de salaires publiées pendant la saison 2026. Les places exactes et les montants peuvent varier d’une source à l’autre, surtout quand les contrats rapportés et les estimations indépendantes ne concordent pas.
| Rang | Coureur | Équipe en 2026 | Salaire annuel de base estimé |
|---|---|---|---|
| 1 | Tadej Pogačar (en anglais) | UAE Team Emirates-XRG | 8 à 8,4 millions d’euros |
| 2 | Remco Evenepoel (en anglais) | Red Bull-BORA-hansgrohe | 6 à 6,6 millions d’euros |
| 3 | Jonas Vingegaard (en anglais) | Team Visma | Lease a Bike | 5 millions d’euros |
| 4 | Mathieu van der Poel | Alpecin-Premier Tech | 4 millions d’euros |
| 5 | Wout van Aert (en anglais) | Team Visma | Lease a Bike | 4 millions d’euros |
| 6 | Primož Roglič (en anglais) | Red Bull-BORA-hansgrohe | 4 millions d’euros |
| 7 | Jasper Philipsen | Alpecin-Premier Tech | 3,2 millions d’euros |
| 8 | Olav Kooij | Decathlon CMA CGM | 3 millions d’euros |
| 9 | Juan Ayuso | Lidl-Trek | 3 millions d’euros |
| 10 | Christophe Laporte (en anglais) | Team Visma | Lease a Bike | Environ 2,8 millions d’euros |
Les estimations sont en euros. Elles correspondent au salaire annuel brut de base rapporté ou estimé, et non à des revenus totaux confirmés. Certaines sources placent Tom Pidcock et Adam Yates dans les dernières places, avec des estimations autour de 2,7 millions d’euros. La dixième place n’est donc pas définitive.
1. Tadej Pogačar : environ 8 à 8,4 millions d’euros
- Équipe : UAE Team Emirates-XRG
- Nationalité : slovène
- Salaire annuel de base estimé : 8 à 8,4 millions d’euros
Tadej Pogačar est en tête du classement des salaires du cyclisme professionnel en 2026. Le Slovène s’est imposé comme l’un des coureurs les plus titrés et les plus intéressants commercialement de sa génération.
Il peut jouer la victoire sur les grands tours, sur les plus prestigieuses courses d’un jour et sur les plus grands titres du sport. C’est ce qui fait sa très grande valeur pour UAE Team Emirates-XRG.
Son importance dépasse les résultats. Son style offensif, sa popularité internationale et sa présence régulière sur les grandes courses offrent à son équipe une forte exposition auprès des supporters, des diffuseurs et des partenaires commerciaux.
Comment Pogačar gagne-t-il son argent ?
Le salaire versé par son équipe n’est qu’une partie de ses revenus. D’autres sommes peuvent venir :
- des primes de résultats pour les grandes victoires et les objectifs de la saison ;
- de contrats de sponsoring personnels avec des marques de matériel, de technologie et de mode de vie ;
- d’apparitions commerciales et de campagnes promotionnelles ;
- de produits dérivés et d’autres activités commerciales.
Selon un article publié par Domestique en août 2026, les revenus annuels totaux de Pogačar pourraient atteindre au moins 13 millions d’euros en comptant le salaire, les primes, le sponsoring et les produits dérivés.
Ce chiffre est une estimation de ses revenus totaux, pas de son seul salaire de base.
Sa place en tête du classement montre que les meilleurs coureurs peuvent devenir de grands atouts commerciaux, en plus d’être des athlètes d’élite.
2. Remco Evenepoel : environ 6 à 6,6 millions d’euros
- Équipe : Red Bull-BORA-hansgrohe
- Nationalité : belge
- Salaire annuel de base estimé : 6 à 6,6 millions d’euros
Remco Evenepoel est un autre des coureurs les plus cotés du peloton. Le Belge a remporté des titres olympiques et mondiaux, gagné de grandes courses par étapes et s’est imposé comme un prétendant aux plus grandes épreuves du calendrier.
Son arrivée chez Red Bull-BORA-hansgrohe pour la saison 2026 a renforcé les ambitions de l’équipe sur les courses par étapes. Elle a aussi attiré plus d’attention sur son projet sportif à long terme.
Sa valeur sur le marché tient à plusieurs facteurs : ses résultats face aux meilleurs coureurs du monde, son âge, sa notoriété internationale et sa capacité à remporter de grandes victoires sur plusieurs saisons.
Pourquoi Evenepoel est-il aussi bien payé ?
Les équipes paient très cher les coureurs capables de gagner, d’attirer des sponsors et de porter des projets sportifs ambitieux.
Evenepoel peut jouer la gagne en contre-la-montre, sur les courses d’un jour et sur les courses par étapes. Son équipe a donc plusieurs façons de construire sa saison autour de lui.
Les estimations publiées varient : certains classements spécialisés situent son salaire autour de 6 millions d’euros, d’autres autour de 6,6 millions. Sa rémunération exacte n’a pas été confirmée publiquement.
3. Jonas Vingegaard : environ 5 millions d’euros
- Équipe : Team Visma | Lease a Bike
- Nationalité : danoise
- Salaire annuel de base estimé : 5 millions d’euros
Jonas Vingegaard est l’un des grands spécialistes des grands tours de sa génération. Ses victoires sur le Tour de France en ont fait l’un des rares coureurs capables de défier régulièrement les meilleurs coureurs de courses par étapes du monde.
Ses qualités de grimpeur, son endurance et ses performances sur les courses de trois semaines le rendent particulièrement précieux pour Team Visma | Lease a Bike.
Un coureur qui vise surtout des victoires d’étape n’a pas le même rôle. Celui de Vingegaard passe souvent par une saison entière de préparation pour les grandes courses par étapes. Son équipe doit organiser l’entraînement, le matériel, la nutrition, le programme de courses et les équipiers autour de ces objectifs.
Son salaire rapporté reflète son statut de grand prétendant sur les grands tours et de l’un des noms les plus connus du cyclisme.
De quoi dépendent les revenus de Vingegaard ?
Son salaire de base est distinct des primes liées aux résultats et de ses contrats commerciaux personnels. La valeur exacte de ces revenus supplémentaires n’est pas toujours disponible publiquement.
Sa rivalité avec Pogačar attire aussi beaucoup d’attention sur le cyclisme professionnel, ce qui renforce le poids commercial de leurs duels.
4. Mathieu van der Poel : environ 4 millions d’euros
- Équipe : Alpecin-Premier Tech
- Nationalité : néerlandaise
- Salaire annuel de base estimé : 4 millions d’euros
Mathieu van der Poel est l’un des coureurs les plus complets du cyclisme moderne. Il a brillé sur route et en cyclo-cross, et a aussi couru au plus haut niveau en VTT.
Sa capacité à gagner les grandes courses d’un jour le rend particulièrement précieux pour son équipe.
Son attrait ne se limite pas à un seul type d’épreuve. Il attire l’attention pendant les classiques de printemps, la saison de cyclo-cross et d’autres grandes courses, ce qui offre aux sponsors une exposition auprès de publics différents.
Pourquoi Van der Poel fait-il partie des cyclistes les mieux payés ?
Sa capacité à gagner, sa notoriété internationale et sa polyvalence donnent à son équipe une forte valeur commerciale.
Un salaire rapporté d’environ 4 millions d’euros le place parmi les plus gros revenus du peloton. Ce montant doit toutefois être lu comme une estimation, et non comme un chiffre de contrat rendu public.
5. Wout van Aert : environ 4 millions d’euros
- Équipe : Team Visma | Lease a Bike
- Nationalité : belge
- Salaire annuel de base estimé : 4 millions d’euros
Wout van Aert est un autre coureur que sa polyvalence distingue. Il peut jouer la victoire sur les classiques, aider son équipe sur les grands tours et courir en cyclo-cross.
Son endurance, sa pointe de vitesse et son intelligence tactique le rendent utile dans de très nombreuses situations.
Van Aert a aussi une forte image publique, surtout en Belgique, où le cyclisme attire une grande attention des médias et un fort intérêt commercial.
Qu’est-ce qui fait la valeur de Van Aert ?
Sa valeur ne tient pas qu’à ses victoires personnelles. Il peut épauler un leader, disputer des courses d’un jour exigeantes et chercher des victoires d’étape sur les grands tours.
Cette souplesse permet à son équipe de lui confier des rôles différents au fil de la saison.
Son salaire annuel estimé d’environ 4 millions d’euros le place dans la même tranche que Van der Poel et Roglič.
6. Primož Roglič : environ 4 millions d’euros
- Équipe : Red Bull-BORA-hansgrohe
- Nationalité : slovène
- Salaire annuel de base estimé : 4 millions d’euros
Primož Roglič a bâti une carrière remarquable sur les courses par étapes. Ses victoires sur de grands tours et ses performances répétées au plus haut niveau en ont fait l’un des coureurs de grands tours les plus confirmés de sa génération.
Son expérience est un atout important pour une équipe qui vise les plus grandes courses par étapes.
Son salaire reflète à la fois son palmarès et sa capacité à rester compétitif dans un peloton professionnel de plus en plus exigeant.
À ce stade de sa carrière, son expérience du placement en course, du contre-la-montre et de la gestion de la pression sur trois semaines est particulièrement précieuse.
Les estimations publiées le situent à environ 4 millions d’euros par an. Les termes de son contrat et ses éventuelles primes ne sont pas entièrement publics.
7. Jasper Philipsen : environ 3,2 millions d’euros
- Équipe : Alpecin-Premier Tech
- Nationalité : belge
- Salaire annuel de base estimé : 3,2 millions d’euros
Jasper Philipsen fait partie des meilleurs sprinteurs du cyclisme sur route professionnel.
Pour une équipe, un grand sprinteur est un autre type d’investissement qu’un leader de grand tour. Au lieu de bâtir toute une campagne autour de la montagne et du classement général, l’équipe peut se concentrer sur le placement, les trains de sprint et les arrivées au sprint massif.
Philipsen a montré qu’il pouvait jouer les victoires d’étape et les arrivées au sprint les plus prestigieuses.
Pourquoi les sprinteurs gagnent-ils des millions ?
Gagner un grand sprint apporte une forte reconnaissance sportive et de la visibilité aux sponsors. Un sprinteur qui gagne a aussi besoin d’un groupe solide, capable de l’amener bien placé dans les derniers kilomètres.
Le salaire rapporté de Philipsen, autour de 3,2 millions d’euros, reflète son statut de vainqueur confirmé et de l’un des meilleurs spécialistes du sprint.
8. Olav Kooij : environ 3 millions d’euros
- Équipe : Decathlon CMA CGM
- Nationalité : néerlandaise
- Salaire annuel de base estimé : 3 millions d’euros
Olav Kooij est un autre nom important parmi les plus gros salaires du cyclisme professionnel en 2026.
Spécialiste du sprint, il tire sa valeur sportive et commerciale de sa capacité à gagner des étapes et à obtenir des résultats sur les courses où la vitesse finale fait la différence.
Un sprinteur qui gagne offre à son équipe des occasions régulières de victoire tout au long de la saison, y compris sur des courses par étapes et des épreuves très médiatisées.
Son salaire rapporté d’environ 3 millions d’euros le place parmi les coureurs les mieux payés de ce classement.
Comme pour les autres coureurs, ce chiffre est une estimation fondée sur les articles disponibles. Il ne s’agit pas d’un montant de contrat publié officiellement.
9. Juan Ayuso : environ 3 millions d’euros
- Équipe : Lidl-Trek
- Nationalité : espagnole
- Salaire annuel de base estimé : 3 millions d’euros
Juan Ayuso représente la jeune génération des meilleurs coureurs de courses par étapes.
Son potentiel au classement général en a fait un nom important du peloton. Les coureurs capables de jouer les courses d’une semaine et les grands tours peuvent obtenir de gros contrats, car leur progression peut donner à leur équipe un avantage sportif sur la durée.
Son arrivée chez Lidl-Trek avant la saison 2026 a été l’un des grands feuilletons du marché des transferts.
Pourquoi les jeunes coureurs obtiennent-ils de plus gros contrats ?
Les équipes se disputent de plus en plus les coureurs talentueux avant qu’ils n’atteignent leurs meilleures années.
Un jeune coureur qui devient un prétendant sur les grands tours peut apporter plusieurs saisons de succès sportifs et de valeur commerciale. Le recruter tôt peut donc être un investissement important sur le long terme.
Le salaire rapporté d’Ayuso, autour de 3 millions d’euros, montre le poids financier des jeunes coureurs d’élite dans le cyclisme moderne.
10. Christophe Laporte : environ 2,8 millions d’euros
- Équipe : Team Visma | Lease a Bike (en anglais)
- Nationalité : française
- Salaire annuel de base estimé : environ 2,8 millions d’euros
Christophe Laporte complète cette version du top 10.
Laporte est un coureur de classiques expérimenté et un équipier précieux sur les courses difficiles. Ses qualités lui servent quand il joue sa propre carte comme quand il aide un leader à viser la victoire.
Les coureurs de ce profil ne reçoivent pas toujours la même attention que les vainqueurs de grands tours, mais leur apport peut être décisif pour la réussite de l’équipe.
Le montant indiqué ici est une estimation issue d’un modèle indépendant, pas un salaire rendu public et pleinement confirmé. D’autres classements publiés placent des coureurs différents dans les dernières places : le bas du top 10 est donc à lire avec une prudence particulière.
Qui gagne plus de 2 millions d’euros dans le cyclisme professionnel ?
Les plus gros salaires ne se limitent pas aux dix coureurs cités plus haut.
Selon les sources et leur méthode, d’autres coureurs ont un salaire rapporté ou estimé entre 2 et 2,8 millions d’euros, notamment :
- Adam Yates, UAE Team Emirates-XRG (en anglais) ;
- Tom Pidcock, Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team ;
- Egan Bernal, Netcompany INEOS ;
- Carlos Rodríguez, Netcompany INEOS ;
- Mads Pedersen, Lidl-Trek ;
- João Almeida, UAE Team Emirates-XRG ;
- Richard Carapaz, EF Education-EasyPost (en anglais) ;
- Filippo Ganna, Netcompany INEOS.
Ces chiffres varient selon le coureur et la source. Ils montrent aussi que les classements des salaires ne sont pas figés : négociations de contrat, transferts, prolongations et changements d’ambition des équipes peuvent tous modifier les estimations.
Combien gagne un cycliste professionnel en moyenne en 2026 ?
L’écart entre les grandes vedettes et le reste du peloton est considérable.
Les chiffres rapportés sur les salaires WorldTour de 2026 montrent que la moyenne peut être bien plus élevée que ce que gagne un coureur ordinaire, parce qu’un nombre assez réduit d’athlètes touche des contrats de plusieurs millions d’euros.
Une analyse de 2026 a donné les chiffres suivants :
| Catégorie de coureurs | Salaire annuel moyen | Salaire annuel médian |
|---|---|---|
| Coureurs WorldTour masculins salariés | Environ 384 000 € | Environ 216 000 € |
| Coureurs WorldTour masculins indépendants | Environ 654 000 € | Environ 350 000 € |
Source : chiffres de salaires publiés par la presse cycliste spécialisée à partir des données 2026 de l’UCI.
La moyenne et la médiane ne disent pas la même chose. La moyenne s’obtient en divisant le total des salaires par le nombre de coureurs. La médiane est le point du milieu : la moitié des coureurs gagne plus, l’autre moitié gagne moins.
Par exemple, quelques coureurs qui gagnent plusieurs millions d’euros suffisent à tirer la moyenne vers le haut. La médiane donne une meilleure idée de ce que gagne un coureur situé au milieu de l’échelle des salaires.
Ces chiffres distinguent aussi les statuts d’emploi, qui peuvent impliquer des obligations différentes en matière d’impôts, de retraite et de cotisations sociales.
Quel est le salaire minimum d’un cycliste professionnel en 2026 ?
Le salaire minimum dépend du niveau de compétition et du statut d’emploi.
Pour les coureurs WorldTour masculins en 2026, la rémunération annuelle minimale rapportée est d’environ :
- 44 150 € pour un coureur salarié ;
- 72 404 € pour un coureur indépendant.
Ce sont des minimums rapportés pour les statuts WorldTour concernés, pas ce que gagne chaque cycliste professionnel.
Les coureurs de la division ProTeam peuvent relever d’autres règles de rémunération minimale. Il faut vérifier les termes des contrats et les règles applicables avant de comparer les salaires d’une division à l’autre.
Il faut aussi se rappeler que la rémunération brute n’est pas le salaire net. Impôts, cotisations sociales, retraite et frais professionnels peuvent tous réduire ce qu’un coureur touche réellement.
Combien gagne un équipier ?
Un équipier (ou « domestique ») est un coureur dont le rôle principal est d’aider un leader ou un autre coéquipier désigné.
Les équipiers peuvent imprimer le rythme pour leur leader dans les ascensions, l’abriter du vent, l’aider à se placer, aller chercher les bidons et le ravitaillement, rouler derrière les échappées ou appliquer le plan tactique de l’équipe.
Leur travail est essentiel, même s’ils gagnent rarement eux-mêmes.
Les estimations rapportées indiquent que beaucoup d’équipiers du WorldTour gagnent nettement moins que les grandes vedettes. Un salaire courant peut se situer entre une centaine et quelques centaines de milliers d’euros, selon l’expérience, les responsabilités et le contrat du coureur.
Certains équipiers de montagne expérimentés et certains capitaines de route de confiance peuvent approcher ou dépasser 1 million d’euros, mais ce n’est pas représentatif de l’ensemble du groupe.
La valeur d’un équipier se mesure donc au rôle qu’il remplit pour l’équipe, et pas seulement à son nombre de victoires personnelles.
D’où viennent les revenus des cyclistes professionnels ?
Les revenus totaux d’un coureur professionnel peuvent venir de plusieurs sources.
1. Le salaire versé par l’équipe
Le salaire de base est en général le cœur des revenus d’un coureur professionnel. Il se négocie entre le coureur, son représentant et l’équipe.
Le contrat peut tenir compte des résultats passés, des performances attendues, de l’expérience, des responsabilités de leader et du budget de l’équipe.
2. Les primes de résultats
Certains contrats prévoient des sommes supplémentaires quand des objectifs précis sont atteints.
Il peut s’agir de grandes victoires, de victoires d’étape, de résultats au classement général ou d’autres objectifs fixés d’un commun accord.
Les systèmes de primes sont souvent confidentiels : la valeur des primes d’un coureur n’est donc pas toujours connue du public.
3. Le sponsoring personnel
Les coureurs connus peuvent signer des contrats individuels avec des marques de matériel, de vêtements, de nutrition, de technologie et d’autres partenaires commerciaux.
La valeur de ces contrats dépend de la notoriété du coureur, de ses résultats, de son audience et de ses obligations contractuelles.
Tous les paiements de sponsors ne vont pas directement au coureur ; les arrangements varient.
4. Les gains en course
Les grandes courses distribuent des prix aux coureurs et aux équipes qui obtiennent des résultats. Mais ces gains n’appartiennent pas forcément au seul coureur qui franchit la ligne en premier.
Les équipes professionnelles peuvent avoir des accords internes qui fixent le partage des gains entre les coureurs et le personnel.
5. Apparitions commerciales et produits dérivés
Certains coureurs gagnent des revenus supplémentaires grâce à des apparitions promotionnelles, des collaborations sur des produits, des produits dérivés et d’autres activités commerciales.
Ces occasions s’offrent surtout aux athlètes très connus du public et suivis par de nombreux supporters.
Les vainqueurs du Tour de France gagnent-ils plus que les autres ?
Gagner le Tour de France peut augmenter nettement la valeur commerciale d’un coureur. Mais cela ne fait pas automatiquement de lui le cycliste le mieux payé.
Le salaire de base dépend en général d’un contrat négocié avant ou pendant le passage du coureur dans une équipe. Une victoire peut renforcer sa position pour négocier un nouveau contrat, mais son effet financier dépend des termes et du calendrier de ce contrat.
Les vainqueurs du Tour de France peuvent aussi attirer davantage de sponsors et toucher des primes de résultats.
D’autres coureurs obtiennent pourtant de gros salaires parce qu’ils gagnent régulièrement des courses d’un jour, dominent les arrivées au sprint, apportent une aide précieuse à leur équipe ou attirent une forte attention commerciale.
La place de Pogačar en tête du classement 2026 montre comment des résultats de très haut niveau et une grande popularité peuvent se combiner pour donner un contrat d’une valeur particulière.
Pour l’histoire récente de la course, voir notre page Vainqueurs du Tour de France de 2022 à 2026.
Pourquoi les salaires augmentent-ils dans le cyclisme professionnel ?
Plusieurs facteurs expliquent la hausse des salaires au sommet du cyclisme.
Une concurrence plus forte entre les équipes
Les équipes qui visent les grands tours et les grandes courses d’un jour ont besoin des meilleurs coureurs. Quand plusieurs équipes veulent le même athlète, la concurrence peut faire monter les offres de contrat.
Des budgets plus élevés
Les moyens financiers des grandes équipes ont augmenté. Les budgets rapportés des équipes WorldTour masculines ont atteint environ 663 millions d’euros en 2026, ce qui montre l’ampleur des investissements dans ce sport.
La valeur commerciale
Les coureurs qui gagnent donnent de la visibilité aux sponsors de leur équipe. Leurs victoires, leurs interviews, leur présence sur les réseaux sociaux et leur popularité internationale aident les marques à toucher un public mondial.
Des contrats plus longs
Les équipes peuvent proposer des contrats plus longs pour s’assurer les meilleurs talents et éviter de perdre un coureur au profit d’un concurrent. Ces contrats peuvent refléter les performances attendues autant que les résultats actuels.
Le coût de la haute performance
Le cyclisme professionnel moderne demande de gros investissements dans l’entraînement, les sciences du sport, la nutrition, le suivi médical, le matériel, les stages et la logistique des courses.
Le salaire du coureur n’est qu’une partie du coût total d’une équipe compétitive.
Combien gagnent les femmes cyclistes professionnelles en 2026 ?
Le cyclisme féminin professionnel a beaucoup progressé, avec plus de visibilité, des équipes plus solides et davantage d’investissements commerciaux.
L’écart financier entre le cyclisme masculin et le cyclisme féminin reste pourtant important, surtout tout en haut du classement des salaires.
En 2026, la rémunération minimale rapportée pour les coureuses du WorldTour féminin est d’environ :
- 38 000 € pour une coureuse salariée ;
- 62 320 € pour une coureuse indépendante.
Ce sont des minimums rapportés : ils ne correspondent pas aux salaires des meilleures coureuses.
Tout en haut, des coureuses comme Lotte Kopecky et Elisa Longo Borghini ont été citées parmi les mieux payées du cyclisme sur route féminin, avec des estimations autour de 900 000 € par an dans des articles plus anciens. Ces estimations ne doivent pas être lues comme des salaires confirmés pour 2026.
Une comparaison juste doit distinguer le salaire minimum, le salaire médian, le salaire de quelques vedettes et les moyens financiers plus larges des équipes féminines.
Quelles équipes versent les plus gros salaires ?
Les équipes aux plus gros budgets ont souvent plus de moyens pour recruter des vedettes confirmées et se battre sur les transferts les plus en vue.
UAE Team Emirates-XRG, Red Bull-BORA-hansgrohe et Team Visma | Lease a Bike comptent plusieurs des plus grands noms du classement des salaires 2026.
D’autres grandes équipes, comme Alpecin-Premier Tech et Lidl-Trek, investissent aussi dans des coureurs capables de remporter de grandes victoires et d’apporter de la visibilité commerciale.
Le plus gros budget ne signifie pas pour autant que chaque coureur gagne plus que son équivalent dans une équipe plus modeste. Chaque contrat dépend du rôle du coureur, de sa position de négociation et de sa valeur pour l’équipe.
Questions fréquentes
Qui est le cycliste le mieux payé en 2026 ?
Tadej Pogačar est largement présenté comme le cycliste sur route professionnel masculin le mieux payé en 2026, avec un salaire de base estimé à environ 8 à 8,4 millions d’euros par an.
Combien gagne Tadej Pogačar par an ?
Son salaire annuel versé par l’équipe serait d’environ 8 à 8,4 millions d’euros. Les primes, le sponsoring personnel et d’autres revenus commerciaux peuvent augmenter fortement ses revenus totaux.
Qui est le deuxième cycliste le mieux payé en 2026 ?
Remco Evenepoel est en général classé deuxième, avec des estimations publiées entre environ 6 et 6,6 millions d’euros par an.
Combien gagne Jonas Vingegaard ?
Son salaire annuel de base est estimé à environ 5 millions d’euros, hors primes et hors revenus commerciaux personnels.
Quel est le sprinteur le mieux payé ?
Jasper Philipsen fait partie des sprinteurs les mieux payés du classement 2026, avec un salaire estimé autour de 3,2 millions d’euros. Le classement peut changer selon la façon de classer les coureurs et les sources de salaires utilisées.
Les cyclistes professionnels gardent-ils tous leurs gains en course ?
Pas forcément. Le partage des gains peut dépendre des accords et des règles internes de l’équipe. Certaines équipes partagent les gains entre les coureurs et le personnel.
Quel est le salaire moyen d’un coureur WorldTour ?
Les chiffres rapportés pour 2026 donnent une moyenne d’environ 384 000 € pour les coureurs WorldTour masculins salariés et de 654 000 € pour les indépendants. La médiane est plus basse : environ 216 000 € et 350 000 €.
Quel est le salaire minimum en WorldTour en 2026 ?
La rémunération annuelle minimale rapportée est d’environ 44 150 € pour les coureurs WorldTour masculins salariés et de 72 404 € pour les indépendants.
Les femmes sont-elles payées comme les hommes dans le cyclisme ?
Non. Les règles de rémunération minimale sont différentes, et les plus gros salaires rapportés chez les hommes restent nettement plus élevés que chez les femmes. L’ampleur de l’écart dépend du niveau et du type de comparaison.
Les salaires des cyclistes professionnels sont-ils publics ?
En général, non. Les équipes ne publient pas les contrats individuels : les classements de la presse reposent donc sur des chiffres rapportés, des sources du milieu et des estimations. Il faut les lire comme des approximations informées, pas comme des documents financiers officiels.
En résumé : qui gagne le plus dans le cyclisme en 2026 ?
Le classement des salaires 2026 montre le fossé financier entre les grandes vedettes du cyclisme professionnel et le reste du peloton.
Tadej Pogačar est en tête du classement masculin, devant Remco Evenepoel et Jonas Vingegaard. Mathieu van der Poel, Wout van Aert et Primož Roglič font aussi partie de la tranche des plus hauts revenus.
Le salaire ne dit pas tout pour autant. Les coureurs apportent à leur équipe de façons différentes : gagner des grands tours et des classiques, aider un leader ou remporter des sprints.
À mesure que les budgets des équipes et les investissements commerciaux évoluent, les salaires resteront un élément important du développement de ce sport.
Note de la rédaction : cet article s’appuie sur les estimations disponibles pendant la saison 2026. Les salaires, les primes, les termes des contrats et les revenus de sponsoring peuvent changer, et certains chiffres n’ont pas été vérifiés de façon indépendante.




